la vie est un livre

Sur scène je ne suis plus l'étudiante en art,je n'ai plus 19 ans.Je suis un personnage,totalement mis à nu,puis telle une sculpture d'argile je me forme,me déforme,j'enlève ou j'ajoute de la matière,jamais figé je peux ainsi devenir ce que je dois être.

14 janvier 2010

Versus

Cher lecteur, je vais aujourd’hui vous parler du spectacle Versus de Rodrigo Garcia. 

 

Avertissement : si vous avez vu et « aimé » (si on peut appeler ça « aimer ») ce spectacle, merci de bien vouloir passer votre chemin et ne pas tenir compte de mes propos, sous peine de vous énerver contre votre ordinateur…

 

Ce dimanche pluvieux je n’avais qu’une envie : rester au chaud à la maison ; mais le théâtre m’appelait et je devais me rendre au Théâtre du Rond Point à Paris.

     J’arrive dans le hall en courant, de peur d’être en retard, vais chercher ma place, puis m’installe. Je suis placée au fond vers la gauche mais les sièges étant surélevés j’ai une bonne vu sur toute la scène. Des images de fœtus sont projetées dans le fond de scène, la scénographie est décousue, on se croirait dans un appartement en colocation, avec un « tapi de livre » au centre ; le ton est donné, c’est bien une pièce contemporaine qui s’apprête à se jouer devant mes yeux.

 La pièce commence, des comédiens arrivent et nous parlent –à nous, public- du gâchis de certains « gosses » de chaque pays quand ils mangent une pizza…Réalité ou fiction ? Les comédiens ne jouent pas, c’est bien « eux » qui nous parlent. Leur petit sketch me fait doucement rire…ne gâche t’il pas eux-mêmes les pizzas qu’ils jettent ? Paradoxe entre « faites ce que je dis, mais ne faites pas ce que je fais », je n’apprécie pas le côté « donneur de leçon » de cette première scène, même placé sous le trait de l’humour.

     La suite ne va pas non plus m’enchanter, commence alors un grand pèle mêle de n’importe quoi : un groupe de filles« punk garage » joue une musique violente pour donner une énergie qui -selon moi- est totalement superficielle.

 Les scènes se suivent, du violent, du subversif, du pseudo-intellectuel, du choquant pour choquer…Je retrouve le problème qu’ont certains artistes contemporains : intellectualiser n’importe quoi sous prétexte de faire de « l’art », ici faire couler une glace au chocolat à l’aide d’un sèche-cheveux…pour parler de quoi ? Du temps qu’il passe ?de la fonte des glaces ?du climat ?quelque chose m’a échappé ?

 Tout est fait pour choquer, on a le droit au thème « pipi-caca » scatophile qui revient plusieurs fois, avec en prime des images porno-scatophiles…un pur bonheur vous dis-je… Alors, bien évidemment en cherchant bien, on trouve une logique : est-ce que les sentiments ont leur place dans l’amour ? L’amour n’est-il qu’un assouvissement physique primaire ?

Et mettre un lapin dans un micro-onde, vous l’interprétez comment ?

On retrouve également des thèmes  comme « l’amour » « la mort » « les mots » (très originale bien évidemment).

 

Ce mêle à tout cela quelques belles trouvailles :

-un homme se fait scotcher la tête de livre, sa tête grossit, grossit…comment respire t-il ? Jolie métaphore sur la culture et ces livres qui envahissent nos cerveaux.

-deux amis discutent autour d’un plat de spaghetti, des bouts de « leçons » de « proverbes » de « phrases philosophiques »  sont inscrits sur chaque pâte. Moment touchant et drôle sur une chose simple (manger un plat de pâte) et une discussion surréaliste.

    Après ces deux scènes, je me raccrochais à l’espoir d’une continuité, quelque chose qui m’empêcherait de partir en courant… (ce que certains spectateurs ont eu le courage (ou la lâcheté) de faire)

Bref je me suis forcée à intellectualiser tout et rien (surtout rien) durant presque 2h…Je ne suis peut être pas assez intelligente, on est vraisemblablement dans un théâtre dit « nouvelle-vague » « intellectuel » « contemporain » …encore beaucoup de mot pour pas grand-chose.

Il faut tout de même souligner le travail des comédiens qui offrent presque leur vie à Rodrigo Garcia ; je pense notamment à une comédienne « étouffée » et presque « noyée », scène difficilement soutenable pour le spectateur, j’imagine donc le calvaire qu’elle a enduré…

 

Le tout reste pour moi surfait, pseudo-intellectuel, choquant pour choquer...

Et le pire, cher lecteur, c’est que ce sont nos impôts qui y passent… Je suis sortie sans applaudir, avec le rouge aux joues, une colère grandissante, et le sentiment d’avoir perdu un dimanche et 10€…

 

Maintenant à vous de juger.

 

Angie_D

13 janvier 2010

RIP

"Mano Solo a finit par lâcher prise, qu'il soit heureux, qu'il continue de chanter dans nos coeurs."  angie.

http://www.youtube.com/watch?v=REBBpmOZOFA

Ça fait des heures que tu l'attends
T'as mal aux os, t'as mal au dos
Tu transpires, c'est pas parce qu'il fait chaud
Et tu trembles, c'est pas parce que t'as froid
Et tu l'attends le salaud
Il prend son temps
Il sait qu'il aura ton argent
Tu ferais n'importe quoi
Pour avoir ton petit képa

Tu voudrais la sentir déjà au creux de ton bras
La femme de ceux qui n'en ont pas

Tu le vois venir de loin
C'est ton soleil qui revient
Avec sa sale petite gueule d'enculé
Que t'est sûr que, ce mec-là, il va t'arnaquer
Mais, déjà tu flippes comme un chien
De peur qu'il te dise qu'il n'a rien
Et quand il tend sa merde avec mépris
Tu vas même jusqu'à lui dire merci

Tu voudrais la sentir déjà au creux de ton bras
La femme de ceux qui n'en ont pas

Tu cours dans une sanisette
Et là pour toi c'est la fête
Et là avec l'eau de la cuvette
Tu prépares ta petite dînette
Et quand enfin tu plantes ton pieu
Dans ton bras devenu noueux
Et que le rouge se mêle au blanc
C'est la fin du tourment
Tu la sens maintenant au creux de ton bras
La femme de ceux qui n'en ont pas
Et tu piques du zen dans la rue
Et déjà tu te souviens même plus
Qui t'étais avant, du temps où t'avais des couilles
Où t'étais fier, du temps où t'avais même
T'avais même des rêves
Et tu piques du zen dans la rue
J'ai comme envie de te botter le cul
Mais j'ai bien trop peur de te casser en deux
Tellement que t'as l'air d'un petit vieux
Emmène-la au creux de ton bras
La femme de ceux qui n'en ont pas
Elle est vieille ta femme
Elle est trop vieille pour toi.

chanson de Mano Solo

30 novembre 2009

p'tit ange

 

As-tu bien compris la vie p’tit ange ?

 

Toi qui marches sur un fil infini de doute et de joie,

Toi qui jongles avec l’entre deux, Qui ne choisis pas,

Toi qui danse seul avec l’amour, qui se masque, se démasque…

 

Réponds-leur que tu n’as pas raison,

Mais que tu n’as pas tors de tordre la vie à ta convenance.

Modèles ton corps, il est à toi.

Changes de costume puisque ton âme s’est trompée.

 

M’as-tu bien compris p’tit ange ?

 

Toi qui marches sur un fil infini de doute et de joie,

Toi qui jongles avec l’entre deux, Qui ne choisis pas,

Toi qui danse seul avec l’amour, qui se masque, se démasque…

 

Réponds-moi que tu ne sais pas,

Et  que ta vie n’est pas finie, d’infinies envies.

Que tu veux continuer à te balancer, sans lancer.

A se jouer de l’autre, autrement que maintenant.

 

As-tu bien compris ta vie p’tit ange ?

 

Toi qui marches sur un fil infini de doute et de joie,

Toi qui jongles avec l’entre deux, Qui ne choisis pas,

Toi qui danse seul avec l’amour, qui se masque, se démasque…

 

Réponds-toi ce que tu veux,

Sans te laisser distraire par un moi et un leur.

Tu n’es que toi, en émoi.

Le miroir magique déformant, formant ton moi.

Angie

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12 novembre 2009

et métro

Posséder l’Auteur ou être possédé par l’Auteur…

Question Finale à un livre vidé de tout pour atterrir dans ce corps, mon corps, dépossédé de tous ses moyens.

 

Le tremblement du métro accompagne ma lecture, une symphonie presque trop parfaite.

 

Plus rien n’existe, plus de sardine à l’huile qui dégoulinent sur nous en crachant le venin de leur journée, plus de minis-nous criant sans fin leur faim, plus de jouet détracté ne sachant pas respirer…
Juste moi et l’Auteur, Enfin non l’Auteur dans moi, ou l’inverse. Une vie entre les mains, l’amour la maladie et la mort ancrés dans ces pages qui filent sans s’arrêter. C’est ça lire, c’est ça vivre ?

 

Le tremblement du métro accompagne ma lecture, une symphonie presque trop parfaite.

 

Opéra, châtelet, pyramides, cadet…se mêlent à ces mots sans autorisation, pas grave faut bien avancer ! Un voyage lointain qui déraille et se raille de mon petit moi, sans importance, sans aucune importance, mon seul rôle : le lire. Elire un autre, je ne peux pas exister après ça. Ne rien manger, ne pas respirer se laissé libérer par ce  fardeau. Un fardeau miraculeux.  

 

Le tremblement du métro accompagne ma lecture, une symphonie presque trop parfaite.

 

Le ding des portes qui claquent,

Le ding des mots qui claquent,

Le ding d’un monde qui claque…

 

Un clap de fin sans happy end ni baisé langoureux, le clac d’un livre, qui m’a mis en cloc.

tas d'Cons

Tout le monde me regarde

Personne ne me voit.

 
C’est le constat, d’un tas d’ cons.

 
Prêt à s’acheter des preuves de leur existence.

 
Flemmard de chercher, chez…qui ?quoi ?

 
Une vie bien proprette ?..

Rêve de malhonnêtes ?   

De gens honnêtes ?

Un peu bêtes de croire que « avoir », c’est « exister »…

 
C’est le constat d’un tas de cons.

 
Prêt à vendre leur être, avant de savoir l’être,

 
Le traitre qui peut décider de sa vie et celle des autres.

 
Au fond on est tous pareille, la forme importe plus que le fond.

 

Le Constant, au Fond, c’est qu’on est tous un Tas d’ Cons.

 

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the end ???

Le feu n’est pas fait pour vivre vieux

J’ai l’impression d’être une bougie

Arrivée en FaINm de vie.

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vis ce lard

Dans la vie il faut un but.

Dans la mort il faut de la vie.

Dans l’amour il faut du brut.

Dans le brut il faut de la mort.

 

Cercle vicieux

D’un vice lard

Bien trop curieux.

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Pinocchia

Pinocchia se sent bien seul sans son -nez à jouer sur scène-, elle voudrait bien être un Cyrano Roxanisé par la belle. Une Roxane effarouchée devant un public scandalisé.

Vivre 1, 10, 100 personnages morts se battant dans son ventre.

 Être Angie LaPeste, LaPute, LaGarce qui me fait tant aimer la vie spectaculaire.

Le jeu d’un amour d’1h20 au hasard d’un texte personnifié, inanimé, déjoué, rejoué, se replonger, s’allonger, ne plus penser…juste écouter, un air sur les nerfs, vifs, insolent…se lever, disparaitre, puis recommencer.

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02 novembre 2009

Les femmes savantes, analyse

Les Femmes Savantes

 

Préface

Pourquoi allé voir cette pièce ? Surement parce que j’aime certaines pièces de Molière, que les mises en scènes de Arnaud Denis valent le coup d’œil, et que je ne voulais rater pour rien au monde Jean-Laurent Cochet dans le rôle de Philaminte.  Et puis, tout deux sont mes professeurs…je ne peux décemment pas y échapper.

 

Préambule

Une journée théâtrale prévue en perspective…

10h : répétition avec Martine une élève du cours Cochet, Acte I scène 1 Le jeu de l’Amour et du Hasard Marivaux, je travaille le rôle de Silvia, Martine le rôle de Lisette.

11h/14h : Cours Cochet, professeur Philippe Le Gars, nous passons notre scène pour la travailler. Parmi les scènes que d’autres élèves passent une va bientôt annoncer la suite de ma journée, Acte V scène 1 Les Femmes Savantes Molière …

14h : fin du cours. La cigale ayant joué toute la matinée, se trouva fort dépourvue quand l’heure de manger fut venue…Son ventre cria « Famine ! Du pain ! » au portefeuille son voisin…

15h : restauration de haute qualité dans le métro… Arrivée Porte de Vanves. Puis pèlerinage jusqu’au Théâtre 14.

15h30 : j’entre dans le théâtre, une ouvreuse me place, tout peu commencer…

à suivre...

28 septembre 2009

la peur

j'ai peur, peur de quoi?..
de l'inconnu qui a toujours été une évidence pour moi.
un truc évident aussi pour les autres.
ma raison de vivre, peur de ma raison de vivre, pas banal...
peur de ne pas réussir ? non...peur de réussir.
peur de cette route sur laquelle je me lance à 100 à l'heure,
je sais que c'est le bon chemin, je l'ai toujours su.
pourquoi cette peur incompréhensible ?
car finalement je suis obligée de réussir.
pas de place pour la chute
pas de place pour le doute

vivre intensément ma passion.

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17 septembre 2009

pile ou face ?

essai01re

Il n'y a plus d'air, plus d'espoir.

Rien que du néant dans mon ventre

Un trou qui se creuse, se creuse, se creuse.

Une vie à peine commencée, déjà compromis, par une soudaine envie de tout jeter en l'air et de crier :  « pile ou face ? »

Le grand plongeon, sans remonter à la surface, essayé de respirer, poumons comprimés.

Il n'y a plus rien, plus de vie.

Juste quelques pétales d'une fleure défraichie.

Un fossé qui se creuse, se creuse, se creuse.

Une vie sans couleurs, sans saveur, sans sauce piquante.

Une assiette vide qui me nargue et attend que je la remplisse. Regard vide, fixant cet avenir sans appettit

Il n'y a plus rien, plus d'esprit.

Rien que des idées confuses, un pot pourrie d'idées sans envie.

Une plaie qui se creuse, se creuse, se creuse.

La réponse n'est pas dans mon ventre...

Une serrure se cache plus haut, sous mon poitrail, elle attend inlassablement la clé, celle qui ouvrirait la boite de pandore, qui délivrerait la bête et sa folie, qui lui rendrait vie.

essai01rere

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14 septembre 2009

je ne dors plus

jossax_412reNB

 

Je ne dors plus, je ne rêve plus, je ne vis plus.
Noyais dans mes draps j'essaye de combattre la lumière.

Je ne pleure plus, je ne combat plus, je ne meurt plus,
Noyais dans tes bras j'essaye de fermer les paupières.

Maitenant je crêve , Mais ne te suit plus...

Maintenant je rêve, Mais ne respire plus...
Maitenant je crêve , Mais ne te suit plus...

Maintenant je rêve, Mais ne respire plus...

Je ne m'aime plus, je ne te croit plus, je ne comprend plus,
Noyais dans mes larmes j'essaye de voir claire.

Je ne me contrôle plus, je ne te sent plus, je ne te voit plus,
Noyais aux alarmes j'essaye de faire le contraire.

Maitenant je crêve , Mais ne te suit plus...

Maintenant je rêve, Mais ne respire plus...

Maitenant je crêve , Mais ne te suit plus...

Maintenant je rêve, Mais ne respire plus...


Je ne rit plus, je ne sourit plus, Je ne parle plus,

Noyais dans mon lit j'essaye d'appeler l'infirmière,

Je ne cherche plus, je ne crie plus, je ne triche plus,

Noyais dans la terre j'essaye de devenir poussière,

Maitenant je crêve , Mais ne te suit plus...

Maintenant je rêve, Mais ne respire plus...

Maitenant je crêve , Mais ne te suit plus...

Maintenant je rêve, Mais ne respire plus...

Angie

vieux texte ressortie de mon antre.

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20 août 2009

nana

Il était une fois une française/ukrainienne/canadienne qui entra en classe de Brevet de Technicien Dessinateur en Arts Appliqués option Décor sur Céramique. 

Elle passa 3 années à divertire sa classe, grâce à son humour, sa générosité, son originalité. tout simplement une petite fille de 8 ans dans un corps d'une jeune femme de 19 ans (et oui déjà...)

Un beau jour de juin elle eu son diplôme.

Un autre beau jour d'août elle passa une dernière journée avec sa femme facebookienne et une petite (plutôt grande) fée nomée Aude. 

Et enfin un magnifique matin d'août elle partit au canada, vivre sa vie,  qu'elle rêvait depuis longtemps...

Bien sûr ses amies furent très tristes car son sourire partait à l'autre bout de la terre...Mais furent très heureuses de voir cette ptite nana toute épanhouie !

La fin je ne peux pas encore vous la conter, mais une petit sourie me dit que ça finira bien, et même mieux que ça.

Bon voyage nana ;)

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13 août 2009

Première colo, premier boulot.

La Pouzaque ? ZAQUE ZAQUE !

Super expèrience, de super moments passés avec les enfants et le soir en reunion avec les autres anims. J'ai beaucoup apprit, et même grandit, grâce à des personnes pleines d'humanités, de sincérités, de fortes personnalités bourée d'humour !

3 semaines que je n'oublierais pas, que j'aurais voulu renouveler.

Mon coeur plein de souvenirs et plein de larmes remercie Coline, Sarah, Charlotte, Pierre, Paul , (et jacques haha... oui je sais ça vole pas haut) , et enfin Arthur(eee) ! Et bien sûr tous les enfants, de vrai petits clowns qui vont me manquer :)

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24 mai 2009

Les djinns

"Un poème que j'ai découvert grâce à un de mes prof d'art dramatique. je viens de l'apprendre et je suis en train de le travailler pour le "jouer" au prof en question."

Murs, ville
Et port,
Asile
De mort,
Mer grise
Où brise
La brise
Tout dort.

Dans la plaine
Naît un bruit.
C'est l'haleine
De la nuit.
Elle brame
Comme une âme
Qu'une flamme
Toujours suit.

La voix plus haute
Semble un grelot.
D'un nain qui saute
C'est le galop.
Il fuit, s'élance,
Puis en cadence
Sur un pied danse
Au bout d'un flot.

La rumeur approche,
L'écho la redit.
C'est comme la cloche
D'un couvent maudit,
Comme un bruit de foule
Qui tonne et qui roule
Et tantôt s'écroule
Et tantôt grandit.

Dieu! La voix sépulcrale
Des Djinns!... - Quel bruit ils font!
Fuyons sous la spirale
De l'escalier profond!
Déjà s'éteint ma lampe,
Et l'ombre de la rampe..
Qui le long du mur rampe,
Monte jusqu'au plafond.

C'est l'essaim des Djinns qui passe,
Et tourbillonne en sifflant.
Les ifs, que leur vol fracasse,
Craquent comme un pin brûlant.
Leur troupeau lourd et rapide,
Volant dans l'espace vide,
Semble un nuage livide
Qui porte un éclair au flanc.

Ils sont tout près! - Tenons fermée
Cette salle ou nous les narguons
Quel bruit dehors! Hideuse armée
De vampires et de dragons!
La poutre du toit descellée
Ploie ainsi qu'une herbe mouillée,
Et la vieille porte rouillée,
Tremble, à déraciner ses gonds.

Cris de l'enfer! voix qui hurle et qui pleure!
L'horrible essaim, poussé par l'aquillon,
Sans doute, o ciel! s'abat sur ma demeure.
Le mur fléchit sous le noir bataillon.
La maison crie et chancelle penchée,
Et l'on dirait que, du sol arrachée,
Ainsi qu'il chasse une feuille séchée,
Le vent la roule avec leur tourbillon!

Prophète! Si ta main me sauve
De ces impurs démons des soirs,
J'irai prosterner mon front chauve
Devant tes sacrés encensoirs!
Fais que sur ces portes fidèles
Meure leur souffle d'étincelles,
Et qu'en vain l'ongle de leurs ailes
Grince et crie à ces vitraux noirs!

Ils sont passés! - Leur cohorte
S'envole et fuit, et leurs pieds
Cessent de battre ma porte
De leurs coups multipliés.
L'air est plein d'un bruit de chaînes,
Et dans les forêts prochaines
Frissonnent tous les grands chênes,
Sous leur vol de feu pliés!

De leurs ailes lointaines
Le battement décroît.
Si confus dans les plaines,
Si faible, que l'on croit
Ouïr la sauterelle
Crier d'une voix grêle
Ou pétiller la grêle
Sur le plomb d'un vieux toit.

D'étranges syllabes
Nous viennent encor.
Ainsi, des Arabes
Quand sonne le cor,
Un chant sur la grève
Par instants s'élève,
Et l'enfant qui rêve
Fait des rêves d'or.

Les Djinns funèbres,
Fils du trépas,
Dans les ténèbres
Pressent leur pas;
Leur essaim gronde;
Ainsi, profonde,
Murmure une onde
Qu'on ne voit pas.

Ce bruit vague
Qui s'endort,
C'est la vague
Sur le bord;
C'est la plainte
Presque éteinte
D'une sainte
Pour un mort.

On doute
La nuit...
J'écoute: -
Tout fuit,
Tout passe;
L'espace
Efface
Le bruit.

Victor Hugo

plume03re

dessin de moi fait à la plume en 2006

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Des Armes

Des armes, des chouettes, des brillantescoutore
Des qu'il faut nettoyer souvent pour le plaisir
Et qu'il faut caresser comme pour le plaisir
L'autre, celui qui fait rêver les communiantes

Des armes bleues comme la terre
Des qu'il faut se garder au chaud au fond de l'âme
Dans les yeux, dans le cœur, dans les bras d'une femme
Qu'on garde au fond de soi comme on garde un mystère

Des armes, au secret des jours
Sous l'herbe, dans le ciel et puis dans l'écriture
Des qui vous font rêver très tard dans les lectures
Et qui mettent la poésie dans les discours

Des armes, des armes, des armes
Et des poètes de service à la gâchette
Pour mettre le feu aux dernières cigarettes
Au bout d'un vers français brillant comme une larme

poème de Léo Ferré

laissez moi jouer sans ma boîte

longreRangée dans une boîte en carton
Je ne marche plus sur ce sol en beton
Mais j'aimerais courrir dans l'herbe
Et laisser mon corps en germe
Au fond de cette boîte en verre
Me laisser aller à rêver
Mais malgrè moi je suis enterrée
Dans vos boîtes en fer
Qui ne me laisse pas assez d'air
Je veux vivre en dehors de vos limites
Et non pas comme ces spectres qui s'imitent
Je veux danser sur ce plancher
Interdit aux âmes trompées

laissez moi chanter pour vos oreilles et mon coeur
laissez moi danser pour vos âmes et ma peau
laissez moi jouer pour vos yeux et ma vie.

Angie

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penser à ne pas penser

Penser à ne pas penserAngie_by_pomme16
Et éviter de trop réclamer
Un rêve qui s'achève
Ne remplace ni ne classe
Une vie déjà compromit
Penser à ne pas penser
Que mon coeur vous écoeur
Et que ma voix ne fait pas le poid
Face à un avenir qui me casse
Et s'engoufrer dans une vie ma bouffée
Penser à ne pas penser
Que mon monde s'écroule et tombe voir roule
Devant cette route avec autant de doute
Le plancher cède et demande que je l'aide
Alors que mes pieds sont ancrés sur cette scène mal ciré

Penser à penser que ne pas penser c'est renoncer.

Angie

Elle, Lui

"pièce de théâtre en cours d'écriture"

Acte I scène 1

"Lui -Tu ne serais pas en train de me draguer ?
Elle -Non, j'sais pas draguer...
Lui -Ah oui, c'est vrai, toi tu charmes.
Elle -C'est une rumeure.
Lui -Oui, mais elle est vrai n'est-ce pas ?
Elle -Une rumeure peut être vrai, mais elle sera toujours faussée par des gens qui n'y connaisent rien. Et puis, une rumeure ça ne se verfifie pas.
Lui -Tu as couché avec beaucoup d'hommes oui ou non ? !
Elle -Plusieurs.
Lui -Combien?
Elle -Un certain nombre.
Lui -Mais encore...?
Elle -Je me sent comme une petite fille avec toi...
Lui -Ne change pas de sujet !
Elle -Je peux ecouter ton coeur ?
Lui -Pourquoi?
Elle -Parce que l'on devine tout en ecoutant un coeur battre, c'est comme une chanson qui raconte une histoire. J'aime entendre les melodies de mes hommes, mais ils disent presque tous la même chose...Leur coeur me deshabillent trop vite. Je ne suis encore qu'une enfant, il me faut plus de temps...
Lui -Et le mien il dit quoi?
Elle -Chut...
Elle -Il dit pareil, mais pas de la même façon...Il me respecte plus, il bat moins vite, me deshabille plus lentement. Il a moins chaud, même un peu froid! Mais je peux le rechauffer...
Lui -Combien?!
Elle -Quoi?
Lui -Combien d'amants as-tu eu ?
Elle -J'ai jamais compris pourquoi les hommes plus agés me voyaient. Alors que les garçon de mon âge m'ignorent. Pourtant je me sent comme une petite fille...tu dois aimer ça, les petites filles...!
Lui -Non je n'aime pas ça.
Elle -Donc tu ne m'aimes pas?
Lui -Tu n'es pas une petite fille.
Elle -Donc tu m'aimes?
Lui -Arrêtes de me draguer.
Elle -J'te dragues pas!
Lui -Alors arrêtes de me charmer!... Combien?!
Elle -Et toi arrêtes avec cette rumeure!
Lui -Alors reponds-moi !
Elle -J'peux pas, j'ai pas compté."

...

Angie

l'homme qui marchait à reculons

"je vous met un extrait de mon conte"

"Jadis, au fin fond du pays de Dravius, dans la petite forêt d'arbre mort, né Gaspard.

Le jour de ses 8 lunes il fait ses premiers pas, le visage heureux de ses parents devrait rythmer ses foulées mais il n'en est rien...un regard froid et inexpressif se lit sur leur visage : le petit Gaspard marche à reculons; et oui c'est ainsi, il marche à reculons comme son arrière grand-père et comme son arrière-arrière-arrière grand père...

Cette famille vit dans la discrétion depuis des milliers de lunes, depuis que l'un d'eux fût brûler pour cause de sorcellerie. Gaspard ne sait pas que pour lui la vie est finie, qu'il ne peut pas aller au village, il ne peut aller nul par, et que personne en dehors de sa famille ne peut le voir. Non. Pour l'instant il devore goulûment son gâteau d'anniversaire, le sourir jusqu'aux oreilles, les yeux pétillants. Ses parents ne lui disent rien, ils attendent le lendemain. Le lendemain ils attendent la semaine prochaine, puis le mois prochain, puis les lunes prochaines...Ils attendent que leur fils leur demande «Dites...pourquoi je marche pas comme vous? ». Le jour venu, la mère fond en larme « ça devait arriver... » marmone-t-elle entre deux sanglots. Le père reste digne, la maladie vient de son côté de la famille, il ne doit pas craquer et repondre avec franchise à son petit handicapé. La chose faite, la mère arrete de pleurer, et le père se sert du café préalablement macéré dans une chaussette. A partir de cet instant, cet instant là, l'instant où le temps s'arrète, où le café du père met des heures a atteindre son ventre, où une larme de sa mère perssiste à rester au bout de son nez, un instant mort, un instant à oublier et à mettre de côté, à partir de cet instant Gaspard ne parle plus, et ce silence dure plusieurs lunes, des lunes faites d'instants de plus en plus morts, faites de joies mortes, faites d'habitudes mortes, faites de vies mortes. Pour lui cette parenthèse est une mort. Ses parents se résignent à ce silence de prière, et compte les lunes comme un prisonnier attendant sa sortie.

Mais un jour vivant arrive enfin, alors qu'il se promène -à-l'envers-mais-regarde-à-l'endroit-un- paysage-de-travers-qui-n'est-en-fait-pas-du-tout-droit... il tombe sur un arbre droit et à un endroit qui normalement n'est pas ici...Et cet arbre -en plus du fait d'être apparu droit et à un endroit inconnu- est vivant! Eh bien oui ses branches ne sont pas cassées, il est un grand et a un magnifique feuillage d'une couleurs bizarre...une couleurs que Gaspard ne connaît pas...le vert! Lui qui est habitué aux arbres et aux instants morts il n'est donc pas habitué à cette instant là. Mais très vite quelque chose l'inquiète; il ne comprend pas pourquoi une bestiole chaude essaye de sortir de dessous son poitraille...Il a lu dans un livre quelque chose sur cette bestiole : « ahh mais oui ça doit être un coeur ! Mon coeur? Moi aussi j'ai un coeur? Je le croyais mort!.. », Gaspard reparle enfin, sa voix n'a pas changé malgrè un son très léger de petit éraillement. Après que sa bestiole ce soit calmé il s'assoit contre le tronc et se laisse tomber dans un rêve; un rêve spécial, car c'est un rêve entier et beau, un rêve qui dessine sur ses lèvres un sourire aussi grand que celui du gâteau d'anniversaire. Après un voyage lointain dans les bras de morphée il se reveille et se souvient parfaitement de son périple. Mais ce grand bonheur vient d'être gâché par une douleurs aux fesses...Il se lève et découvre un caillou aussi gros que son point, il ne voit jamais où il s'assoit car sa tête n'a jamais voulu faire un tour en entier, et c'est pas faute d'avoir essayé... Avant de jeter ce caillou pour chatouiller un arbre mort il le regarde plus attentivement, et decouvre une inscription « ta vie commencera sur l'île endormie, ton voeu se realisera, et tu marcheras à l'endroit ». Gaspard n'en croit pas ses yeux, l'île endormie, c'est l'île de son rêve ! « Je dois absolument y allé ! Je veux marcher à l'endroit! Je veux courire sans tomber! Je veux voir où je marche ! Je veux être normal ! Je veux découvrir le monde et voir des gens ! Je veux...je veux vivre. » il crie tellement fort que quelques feuilles de l'arbre vivant tombent.

Gaspard retourne à la maison et ne dit rien à ses parents. Il s'enferme dans sa chambre, s'installe à son bureau et se met à écrire son rêve, et à dessiner tout les moments clés. Après cela, pendant que sa mère rêve également sur le canapé, et que son père étend ses chaussettes à café, il coure à la cuisine et prend un maximum de provisions, il retourne dans sa chambre et prépare sa valise. Il est enfin prés pour partir à la conquète de l'île endormie!

Le caillou collé contre son coeur il se faufille dehors; puis entre les arbres, les caressant une dernière fois, se cogniant à eux une dernière fois. Il n'oublie pas de remercier l'arbre vivant qui a de nouveau changé de place."  ...

Angie

Posté par angie_D à 18:00 - mes textes - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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